La Bastide de Clément Aux pieds des contreforts, côté plein soleil, de la sublime montagne Sainte Victoire, se trouve une ancienne Bastide de style provençal. Elle fut construite dans les années 1780-800. A l’époque du Roi Louis XVI. Par Mr le Comte Honoré de Clément, le premier du nom, fut anobli, pour des faits d’armes. Pour une raison que j’ignore, le Comte de Clément, était de passage en Provence, une région où il tomba éperdument amoureux. Pour son soleil, son ciel bleu, ses garrigues, les senteurs des plantes aromatiques, et surtout de la montagne St Victoire, qu’il ne se lassait pas d’admirer à toutes heures de la journée. Lorsqu’il était de passage à Puyloubier, il ne manquait jamais d’aller faire un tour avec son attelage, en empruntant le vieux chemin de pierres, entre le village de Puyloubier et celui de St Antonin/s Bayon. Il s’arrêtait souvent, comme pour détailler, choisir un endroit, pour y construire une grande Bastide Provençale. Son choix s’arrêta dans un grand vallon, non loin du village. Le voila parti en reconnaissance des lieux. Après avoir délimité visuellement, l’emplacement sur une grande superficie, restait à voir les propriétaires des champs, pour un éventuel achat. Après avoir contacté quelques personnalités du village (Notables). Vu le bon prix qu’il en donnait, les paysans ne firent pas une grande difficulté à lui céder quelques hectares, des champs de mauvaise terre de colline, dont le rendement de blé ou de seigle à l’hectare était très faible. Le Comte de Clément, acheta aussi plusieurs hectares de colline, contre le flanc de la montagne. Il voulait avoir le plus d’espace possible, habitué aux grands domaines. Il était déjà propriétaire d’un vignoble dans le Bordelais, dans la région de Cadillac (renommé pour son vin blanc doux) Le vignoble été géré pas des viticulteurs du coin. Des spécialistes, en quelque sorte. Lorsque le futur l’emplacement de la construction de la Bastide fut acquis, resta à Mr le Conte de Clément de contacter dans ses connaissances, un architecte, de renom. Lorsque les plans furent établis, il se mit à la recherche dans la région de quelques bons maçons, des bâtisseurs en pierres de taille. Car il voulait du beau et bon travail. Mais auparavant il y avait vue la construction du Domaine du Général, qu’il visita plusieurs fois, il décida de faire faire la construction par les maçons qui avaient construit cette belle Bastide. Pour les terrassements, fondations, il embaucha quelques ouvriers des villages. Les travaux durèrent plusieurs années, la bastide, ressemblait plus à une maison de maître, qu’à une maison de paysans, malgré qu’il y avait toutes les dépendances pour les ouvriers agricoles et les animaux. L’intérieur était construit avec les plus beaux matériaux de l’époque, une décoration digne d’un petit château, avec statues en marbre de Carrare, tableaux de Maîtres, dans le fond de la grande salle de réception trônait une grande cheminée, pouvant recevoir un mouton entier a la broche ! Certaines boiseries en bois précieux. Le Comte Honoré de Clément, en profita plusieurs années, mais il y avait toujours des travaux en cours. Les années passèrent, la bastide ne changea jamais de propriétaires. Les Comtes et Comtesses de Clément, se succédèrent pendant des décennies, voire des siècles, les ouvriers qui travaillaient bien souvent depuis des générations, à la bastide, aplanirent, nivelèrent, construisirent des terrasses (Bancaou) pour en faire un magnifique domaine, il défrichèrent la colline, jusqu'à la plus petite des parcelles. Les alentours étaient devenus magnifiques. En bordure du long chemin qui conduit devant la bastide. Il y avait de chaque côté une longue plantation d’oliviers centenaires. Qui étaient taillés en forme de voûte, ce qui donnait un aspect magnifique. Le tout se terminait devant une magnifique fontaine en marbre, extrait de la carrière de marbre rose venu de Roques Hautes à Beaurecueil. Deux siècles sont passés, nous sommes dans les années 1970, le dernier en vie des Comte de Clément, le Comte Henri, qui a déjà un certain âge, ne sort pratiquement plus de son domaine de Cadillac, quelques années après la mort de sa femme Henriette, il épousa, une très belle femme de plus quarante ans sa cadette, elle n’avait aucun titre de noblesse, elle descendait de famille de viticulteurs de la (Pointe de Grave). Elle avait fait de brillantes études d’avocate, elle était inscrite au barreau de Bordeaux. Mais elle ne s’était jamais intéressée à la viticulture : elle disait à l’époque que c’était une affaire d’homme. Elle ignorait complètement l’alchimie du vin. Après avoir fait le deuil de son vieux mari, le Comte Henri de Clément, la voilà libre et encore jeune d’une très grande beauté. Un jour elle décida accompagnée de Béatrice, une grande amie de longue date, issue, elle aussi d’une bonne famille. De venir dans le Midi, à la vielle Bastide de Clément, elle était venue plusieurs fois avec Mr le Comte, mais elle trouvait que c’était un endroit, triste, isolé du monde : mais par contre elle aimait bien se promener dans la nature, dans la garrigue, sentir les bonnes odeurs des plantes aromatiques, le matin elle avait du plaisir à voir gambader les lapins dans les grands champs devant la Bastide, elle aimait aussi le chant de cigales l’été. En quelque sorte elle découvrait le bon et beau coté de la Bastide et de ses alentours. Un soir, après une journée de grande chaleur du mois d’août. Elles étaient assises sur une balancelle, devant elles s’étendaient les grands champs, et terrasses (Bancaou) recouverts de chaume de la moisson. Elles étaient assises au côté de la vieille, et grande fontaine qui trônait devant la Bastide, qui coulait depuis la construction par le Comte Honoré-de-Clément : les clapotis réguliers de l’eau de source, accompagnaient la discussion. Soudain Béatrice, lui pose une question : Marie-Louise ! Que comptes tu faire de cette propriété ! Elle est isolée, loin des grandes villes, les récoltes ne doivent pas te rapporter grand-chose, une fois que tu as payé tout le personnel agricole, plus l’entretien de la Bastide ! Moi j’aurais une idée qui te rappellerait un peu notre région, du Bordelais ! - Dit toujours je t’écoute ! Voila moi je transformerais la Bastide de Clément, en un magnifique vignoble ! A l’énoncé de cette idée elle sursauta, en demandant à Béatrice si elle n’était pas devenue folle ! Elle lui répondit A non ! Écoute, je ne veux pas vivre en campagne le restant de ma vie, loin de tout, la ville me manque énormément ! Béatrice lui répondit Mais qui te dit de vivre le reste de ta vie à la campagne ! Une foi le vignoble installé, tu y mets des gens de métier, sur qui tu peux compter. Et tu continues ta vie ! Comme avant. De voir cette belle propriété, qui pourrait être mise plus en valeur ! Cela me donne des idées qui bien sur, tu n’approuves pas ! Non Béatrice, je te répète que je ne me vois pas en, Jean et les bottes la moitié de l’année Tu as du monde au domaine de Cadillac, spécialisé dans la culture de la vigne je suis sûre qui si tu en faisais part a quelques uns, tu trouverais sans peine des volontaires pour venir travailler dans cette belle région, qui est la Provence !- Ecoute Béatrice ! Tu me tortures, tu veux que je change de vie ! Et moi je ne veux pas changer ! Je suis veuve, et libre, je veux vivre comme je l’entends ! Après un grand moment de silence, Béatrice lui dit- Ecoute moi Marie-Louise ! Je ne suis pas une devineresse, je ne lie pas dans le marc de café, ni dans une boulle de cristal ! Mais je vais t’apprendre une belle nouvelle, qui j’en suis sûre va transformer ta vie ! Ha oui ! - Et quelle est cette belle et bonne nouvelle ? Dis le moi ! Je suis impatiente, de la connaître Tout en regardant le ciel étoilé, elle lui dit ! Hé bien je vois dans la constellation d’Orion, une étoile, qui me dit que dans les temps à venir tu vas tomber éperdument amoureuse d’un bel homme, presque inaccessible pour toi, et tu vas en souffrir ! Marie-Louise partit en éclat de rire, en lui disant - Ma pauvre fille je crois bien que tu dit n’importe quoi à présent ! elle se mit à répéter ! Amoureuse ! Amoureuse, elle termine en lui disant ma pauvre Béatrice ! Je suis sûre que tu as reçu une étoile sur le crâne.- Amoureuse ! A non ! Celle là c’est la dernière blague de mon amie BéatriceA part cela elle ne t’a rien dit d’autre ton Orion ? Si c’était un paysan du village ! Ou un richissime homme d’affaire, ou un clodo !!rire aux éclats Mais cela la travaillait, elle regardait les étoiles le regard évasif, comme pour y chercher quelque chose. Elle aurait bien aimé savoir qui était ce nouvel amoureux, qui était né de l’imagination de Béatrice Elle lui posa la question ! Dis moi Béatrice, tu le connais toi mon futur grand amour ? Non ! Mais je le vois ! Je sais qu’il existe, et il t’attend ! Et toi aussi tu l’attends !....Ecoute moi Béatrice, je crois que tu as suffisamment dit des bêtises pour ce soir. Elle lui souhaita une bonne nuit, et lui dit à demain matin. Mais avant de partir, elle lui dit ! Marie-Louise ! La nuit porte conseil, pense à ce que je t’ai dit au sujet du vignoble ! Ha ! Bon je croyais que c’était au sujet de futur grand amour Grand éclat de rire ! Bonne nuit Béatrice à demain. Marie-louise, resta sur la balancelle, à écouter en silence le chant des courtilières, des grillons, les glapissements des renards, et les hululements des chouettes. Tout au tour de la Bastide. Elle se mit à réfléchir au sujet du vignoble de Clément. Elle se dit, qu’elle avait une grande fortune que lui avait laissé son défunt marie, que le domaine de Cadillac, était prospère, et bien conduit par des gens de métiers. L’idée de Béatrice tenait la route, cela transformerait cette vielle terre de colline, en un domaine de rapport. Le sommeil la prit, elle s’endormit à même la balancelle, accompagnée du clapotement de l’eau de la grande fontaine quelle avait à ses côtés. En ayant une dernière pensée, avec un petit sourire aux lèvres, pour ce que lui avait prédit Béatrice, sur son futur grand Amour, venu de la constellation d’Orion. La fraîcheur du matin la réveilla, elle mit une petite veste de laine, et resta là, à regarder le jour se lever. Elle n’avait jamais vu le soleil se lever sur les terres de Clément, les rayons qui donnaient des couleurs changeantes contre le granit de la montagne Saint-Victoire. Elle n’en croyait pas ses yeux, elle trouva cela féerique, le réveil de la nature sur la Provence. Cela lui donnas un déclic, sur la proposition de Béatrice. Un moment plus tard, Béatrice se leva à son tour, elle lui demanda si elle avait bien dormi ! Elle lui répondit, que oui, qu’elle s’était endormie sur la balancelle, mais elle ne le regrettait pas, car elle avait vu une belle chose à son réveil. Béatrice les yeux écarquillés, lui demanda, tu as vu ton amoureux de la constellation d’Orion ! Marie-Louise avec un petit sourire lui répondit, Ha non ! Écoute Béatrice, tu commences de bonne heure aujourd’hui ! Ne recommence pas avec ton étoile. Non ! Mais j’ai vu une chose magnifique au lever du soleil, une féerie de lumière, c’était comme si le Bon-Dieu avait fait tomber tous ses crayons de couleurs sur la nature ! Vraiment ce coin est magnifique ! Ha bon ! Tu commences à apprécier la région, à découvrir des belles choses, tu vas finir par t’attacher à la Provence, comme beaucoup de personnes qui la découvrent. Pendant leur discussions, un bon petit déjeuner leur était servi sur la table du salon, par Eugénie, une vielle servante que Marie-Louise aimait bien, et qui faisait partie du personnel de la Bastide de Clément, depuis très longtemps. A nouveau, Béatrice revient à la charge, et lui posa la même question que la veille, alors ! Marie-Louise, tu as réfléchi au projet de planter un vignoble sur les terres de Clément ! Béatrice ! Tu es coriace ! Tu ne lâches pas le morceau comme ça ! Et bien oui ! J’ai réfléchi ! Je crois que je vais te suivre dans ton idée ! Tu es contente ! Tu as gagné ! Béatrice, dans un grand sourire, lui fit une grosse bise- Mais à une seule condition ! Laquelle lui demandas Béatrice !- Que tu restes quelques mois de l’année avec moi, que je ne sois pas toujours seule ! Disons, que je ne resterai pas toute l’année avec toi, mais je viendrai souvent passer quelques temps, il n’y a pas de problème ! Tu me le promets ! Oui, promis juré, cochon qui s’en dédit ! Et puis d’ailleurs j’aime cette région, j’aime la Provence et son climat ! J’aime aussi le cadre de la bastide, et puis cela me fera des vacances ! Marie-Louise continua, en lui disant que cela allait être un grand chantier, pour construire un chai, avec tous les appareils modernes de nos jours ! Puis il faut prévoir la plantation de la vigne, il n’y en a pas moins de quinze hectares. Mais, pour cela il faut que je remonte à Cadillac, pour voir le personnel. Béatrice lui dit, je monte avec toi, cela me permettra de revoir ma famille et des amis. Cela ne te dérange pas ! Marie-louise ? Oh ! Non pas du tout, bien au contraire ! Le temps de préparer leurs affaires, le lendemain matin, après avoir donné des ordres au personnel de la Bastide, les voila parties avec la voiture de Marie-Louise, une belle Ferrari Testa-Rosa, le départ dans la grande allée d’oliviers, faisait penser à une série Américaine à Beverly-Hills, deux super femmes, dans une super voiture, dans un cadre magnifique. Marie-Louise, était heureuse de revoir son grand domaine de Cadillac, son personnel, et quelques amis, Béatrice était ravis aussi de retrouver son terroir, du Bordelais. Après quelques jours passés au domaine, pour prendre un peu de repos, Marie-Louise fit atteler sa jument, Nina, qu’elle montait depuis longtemps, un belle demi-sang Andalouse, que lui avait offert le Comte de Clément, elle a toujours fait de l’équitation depuis sa jeunesse, elle aimait parcourir au grand galop, les allées qui entouraient le domaine. Elle parla de son projet, pour la bastide de Clément, au Maître de chai, Célestin, qui était son ami, depuis son enfance, une personne au grand cœur, il commençait à se faire vieux. Elle fit une réunion avec le personnel qualifié, pour avoir leur avis, et par la même occasion, voir s’il y avait trois ou quatre volontaires, pour descendre en Provence pour effectuer les travaux. Unanimement, les personnes étaient d’accord sur l’idée de faire une plantation en Provence, région spécialisée dans les vins rosés. Quatre ouvriers étaient d’accord, pour descendre avec leur famille dans le Midi. Tout allait pour le mieux pour le moment. Quelques jours plus tard, Béatrice vint à Cadillac, voir sa copine. Elle lui dit, je viens te débaucher ! Pour quoi faire ! j’ai envie de faire des emplettes à Paris ! Si tu veux venir avec moi, nous prenons le TGV, cela nous fera une sortie ! Tu es d’accord ? Oui pourquoi pas ! Mais je te préviens, pas de boite de nuit pour moi, j’ai passé l’âge ! Avec la fumée, l’alcool, et le bruit infernal de la musique ! Nous ne faisons pas bon ménage ! Ok pas de problème, promis, lui répondit Béatrice. Le lendemain les voilà dans un superbe hôtel quatre étoiles, sur les Champs-Élysées. A l’heure de l’apéritif, elles s’installèrent sur la terrasse d’un grand café. Les hommes qui passaient devant leur table, ne manquaient pas de les regarder, car vraiment elles étaient très belles. Marie-Louise, incarnait, une très belle femme. Grande, aux longs cheveux noirs, qui lui tombaient sur les épaules, elle avait un visage d’une madone, avec un ovale parfait, des grands yeux verts, entre le jade et l’émeraude, un corps parfait, digne d’une sculpture de Michel-Ange, le port de tête d’une Reine, une démarche d’un grand mannequin. Un sourire qui fait penser à des perles. Mais avec tout cela, elle était simple, modeste sur sa beauté. A croire qu’elle ne voyait pas qu’elle était sublime. Elle avait un sourire, un mot gentil pour tout le monde, du plus modeste au plus noble. Il lui arrivait d’aller au village de Puyloubier, pour diverses raisons, (Mairie Poste) ou autre, elle ne manquait jamais de dire bonjour à tous les vieux paysans, qui jouaient aux boules sur la place. Vraiment une femme parfaite. Et ce qui ne gâtait rien, elle était immensément riche, mais elle aimait la vie simple, et calme. Son amie Béatrice était aussi une très belle personne, très élégante, avec beaucoup de charme. Elle avait reçu une bonne éducation, elle appartenait à une famille très aisée.. De temps à autre, il venait des amis en couples, passer quelques jours de vacance, à Clément, surtout l’été, il venaient surtout pour le soleil, et prendre des bains dans la magnifique piscine, alimentée par l’eau de source, captée sous la St Victoire. Cela donnait à des apéritifs, et des soupers pantagruéliques, qui finissaient très tard dans la nuit. Mais jamais il a été vu un homme seul passer plusieurs jours à la Bastide ? Après avoir étudié avec son personnel du Domaine de Cadillac, sur tous les travaux à faire dans l’avenir à Clément : il fallait faire des agrandissements pour le montage d’une grande cave, avec tout les appareils modernes, plus un grand hangar pour le matériel agricole. Quelques appartements pour les gens venues de Cadillac, avec leurs familles Et les plants de vignes. Enfin le nécessaire pour commencer les travaux. De son retour au village, elle se dirigea sur la place, et elle demanda aux anciens viticulteurs qui se trouvaient à jouer aux boules, les meilleurs cépages pour planter de la vigne de nos jours, en Provence. Un ancien viticulteur, lui demanda ! -Vous allez planter de la vigne à Clément Madame ! Oui je crois bien ! Pourquoi ! Vous croyez qu’elle ne poussera pas ! A non ! Je ne dis pas ça, bien au contraire ! Les terres de Clément sont des terres à vignes, pas des terres à blé ! Vous avez une bonne idée Madame. Mais si toutefois vous aviez besoin de conseil, n’hésitez pas à venir nous le demander ! Tant que nous sommes encore là en vie ! Grand éclat de rire ! elle partit en les remerciant, avec un grand sourire. Quelques temps plus tard les travaux de maçonnerie commencèrent, à l’écart de la Bastide, pour ne pas lui lever son cacher. Puis après des profonds labours, à la saison voulue, les plantations commencèrent, deux qualités, de cépages furent retenues, le Grenache, et le Cabernet-Souvignon, deux plants appréciés en Provence. De jour en jour les terres de Clément se transformèrent, avec toutes ses rangées de fil de fer, les piquets, plantés au cordeau, avec le savoir faire des spécialistes venues de Cadillac. Marie-Louise, fit construire au bout de la grande allée des vieux oliviers, deux grands piliers en pierre de Rogne, pour soutenir un immense, et magnifique portail en fer forgé, qui au centre de chaque, lettres «H C » entrecroisés, en la mémoire du Comte Honoret-de-Clément, cette belle entrée donnait un cachet supplémentaire au Domaine. Trois ans après les plantations, le vignoble était magnifique, les rangées étaient hautes, pas un pampre, ne dépassait l’autre, c’était vraiment une réussite. Tout était prêt pour faire la première vendange. Elle avait gardé avec elle son maître de chai, le père Clément, pour faire démarrer la vendange. Il lui fallait aussi recruter des vendangeurs, pour ce faire elle fit paraître une annonce sur le quotidien « La Provence » il lui fallait environ une quinzaine de personnes, plus le personnel du chai. Le matin du premier jour des vendanges, c’était elle dans son bureau, qui faisait l’appel du personnel, il y avait des jeunes gens, des étudiants venus de la région d’Aix-en-Provence, quelques chômeurs. Quelques hommes robustes, des porteurs. Elle relevait leur nom, leur adresse, le dernier était un homme d’environ trente ans, elle lui demande son nom, sans relever la tête- Il lui répondit, Vincent ! Vincent comment ! - Simplement Vincent ! Cela ne vous suffit pas ! - A ce moment là elle le regarda, elle resta sans dire un mot, elle était comme hypnotisée, pétrifiée, devant ce bel homme, elle avait le regard fixe sur son visage, elle n’avait jamais vu une telle beauté chez un homme. Lui, par contre était gêné, il croisa son beau regard une foi, mais il ne voulait pas faire voir que lui aussi était tombé sous son charme. Elle finit par revenir sur terre, et s’apercevoir qu’elle a été ridicule de l’avoir fixé de telle sorte. Elle s’empressa de le dire à Béatrice. Elle lui dit, nous avons parmi le personnel pour la vendange, le plus bel homme de la terre ! Un beau brun, au regard mystérieux ! Béatrice, lui répond- Il est fort possible que ce soit l’étoile de la constellation d’Orion ! Tu te souviens ! Lorsque nous étions sur la balancelle ! Oui je m’en souviens très bien ! Mais il y a si longtemps de cela ! Après avoir fait voir au personnel leur emplacement, pour le séjour, le réfectoire, les chambres, hommes, femmes, et les sanitaires. MarieLouise les invita à commencer la vendange. Au début il y avait un peu de tiraillement pour la mise en place, certains n’avaient pas l’habitude de courber l’échine, mais au bout d’un moment tout rentra dans l’ordre. Il y avait dix cueilleurs et trois porteurs, parmi les trois se trouvaient Vincent. Lorsque la vendange avait lieu au domaine de Cadillac, Marie-Louise ne participait jamais, elle n’allait jamais sur le terrain, elle restait dans son bureau avec sa paperasse. Alors que là, muni d’un (Quad) tout terrain, elle faisait plusieurs voyages de la cave au vignoble, elle s’arrêtait au côté de la remorque, où les porteurs venaient vider le contenu de leur hotte, tout cela pour voir Vincent. Le matin, la première fois qu’elle le voyait, elle lui disait avec un grand sourire, Bonjour Vincent ! Il lui répondait poliment Bonjour Madame ! elle était heureuse de lui avoir parler. Elle revenait plusieurs fois dans la journée pour le regarder, mais lorsque qu’il arrivait, à la remorque, il vidait sa hotte, sans la regarder, il faisait comme si elle n’était pas là. Marie-louise repartait en colère, et triste, cela se voyait, de la manière qu’elle démarrait avec son Quad. Vincent aurait bien aimé lui faire un sourire, car il était tombé amoureux lui aussi de cette belle femme, mais il se l’interdisait. Deux jours après de début des vendanges, alors que tout le monde était au travail, vers les neuf heures du matin, des appels aux secours ! Se firent entendre. Marie-Louise qui était là, se précipita avec son Quad, pour se rendre au chai. Quelle était sa stupeur ? De voir son ami, le vieux Célestin, couché à même le sol, il était en train de faire un infarctus. Un jeune cueilleur, qui était secouriste, arriva en courant, pour tenter de le réanimer, mais rien n’y fit, le pauvre Célestin rendit l’âme. Marie-Louise pleurait son vieil ami qui était à son service à Cadillac, depuis des décennies. Elle fit arrêter le travail pour le restant de la journée, car d’après elle le domaine était en deuil. Elle fit les formalités pour faire rapatrier le corps de Célestin dans sa région. Marie-Louise était dans la peine, en plus qu’elle avait perdu son maître de chai, une personne pratiquement irremplaçable. Car les ouvriers qui travaillaient au chai, étaient tous des jeunes gens, qui ne connaissaient rien à la fabrication du vin. Comme homme, capable de les faire travailler, elle ne voyait que Vincent. Elle le fit appeler dans son bureau, et lui expliqua la situation dans la quelle elle se trouvait, Vincent l’écoutait, mais ne le regardait pas, elle lui demanda s’il avait déjà travaillé dans un Chai ! il lui répondit que oui ! Pouvez-vous me dépanner momentanément ! Pour que la première récolte ne se perde !- Oui je ferais pour le mieux ! Sans toujours la regarder dans les yeux. Marie-Louise était soulagée, d’un poids énorme. Le lendemain matin Vincent, prit ses nouvelles fonctions, on le sentait heureux de faire ce travail, comme s’il l’avait toujours fait. Marie-Louise, s’en était aperçue que Vincent avait déjà fait la vinification. Elle n’allait plus trop souvent dans les vignes, elle restait le plus gros du temps aux alentours du chai, pour être plus prés de lui. Plus les jours passaient, plus elle était amoureuse de lui. Elle en parla à son amie Béatrice, qui lui disait. Laisse faire les choses ! Pour le moment il ne s’intéresse pas à toi ! Mais cela peut changer d’un jour à l’autre ! Soit patiente !- Oui mais bientôt la vendange sera finie, et il partira ! Mais non ! Ne t’inquiète pas, j’arrangerais, quelque chose avant ! Marie-Louise se posait des questions au sujet de Vincent, elle se disait, qu’il soit possible, qu’il se soit fait une copine dans la vigne, avec une jeune fille, et qu’ils se voient le soir après le travail, car les jeunes restaient jusqu'à tard, pour jouer de la guitare, en chantant autour d’un feu. Le lendemain Marie-Louise, demanda gentiment, à une jeune fille, si elle ne voulait pas lui rendre un service. Elle lui demanda si le soir discrètement elle pouvait surveiller, Vincent, s’il ne sortait pas avec une fille du groupe, et de lui en faire part demain matin.- La jeune fille lui répondit je vais faire mon possible ! Je vous le promets ! Marie-louise lui demanda de n’en parler à personne ! Le lendemain avant le travail la fille s’approcha d’elle, et lui dit qu’elle n’avait rien remarqué d’anormal dans son comportement, qu’il était parti se coucher de bonne heure, tout seul. Bien avant les autres. ! Je surveillais la lumière de sa chambre, qui s’éteignit aussitôt. Marie-Louise se sentait rassurée. Elle en parla à Béatrice. Cette dernière la rassura, elle lui dit. Ma pauvre amie tu te fais des films, et tu te les joues ! Bientôt la vendange est finie, mais Vincent va être obligé de rester quelques jours de plus, pour tout mettre en ordre dans le chai ! A ce moment là je rentre en action ! Je vais le faire parler moi, ton Vincent ! Laisse moi faire !- Tu crois qui tu arriveras ! Oui promis ! Quelques jours plus tard la vendange est terminée, tout le monde est rentré chez soi, saut le personnel du chai, où il y a encore pas mal de travail. Huit jours plus tard, il ne restait plus que Vincent, il était prêt à partir lui aussi. Béatrice le croise, et lui demande s’il voulait bien pour le dernier soir, venir souper avec elle et Marie-Louise ! il réfléchit un moment, puis il lui dit, - C’est bien pour vous faire plaisir ! Car demain matin je pars de bonne heure. Lorsque Béatrice, en fit part a son amie, elle était folle de joie, en remercient tous les Dieux. Huit heures, Vincent arriva, la table était mise d’une manière que Béatrice était en bout de table, Marie-Louise, et Vincent était face à face. Elle pouvait enfin l’avoir devant elle, et pouvoir le détailler. Béatrice pour casser le froid, posa des questions tout azimut, sur tout. Puis elle finit par lui dire il y a presque un mois que vous êtes avec nous, et on ne sait rien de vous ! Vous voulez que je me dévoile ! Ma vie ! Elle n’a rien d’extraordinaire !- Mais vous avez bien eu des parents ! Une enfance ! Oui comme tout le monde ! Ma mère était Grecque, elle s’appelait (Loukia) mon père était Italien, il s’appelait Lucio, Riva. Maman faisait des ménages, et mon père était conducteur de locomotives. Marie-Louise l’écoutait, mais elle ne lui posait aucune question, elle le regardait simplement. Mes parents m’ont payé des études, je suis allé jusqu’au bac, alors que j’avais dix neuf ans, ils sont partis, dans un accident de voiture. Après un long silence il reprit. Mais sa voix avait changé. Il continua, j’étais perdu sans mes parents, plus d’argent, plus de maison, je me suis retrouvé à la rue, et dans le métro, à faire la manche ! Marie-Louise, les larmes plein les yeux, lui dit. Pauvre Vincent ! Que cela a du être dur pour vous !- il répondit- Oui très dur ! Je faisais la manche uniquement pour me nourrir, et surtout pour me tenir propre ! Tout en parlant avec un doigt il suivait les dessins de la nappe, sans doute pour être moins gêné pour parler. Il continua : puis un jour que j’étais dans le métro (Porte des Lilas) une femme d’un âge avancé, me demanda ce que je faisais là, je lui répondis que je n’avais aucune autre ressource pour vivre, elle me tendit la main, et m’invita à la suivre. Elle me conduisit chez elle, dans un quartier chic de Paris, elle me dit, moi je vie seule depuis très longtemps, si tu veux vivre ici avec moi je serai, ta mère, et ta grand-mère ! Tu ne manqueras de rien, car l’argent ne me fait pas défaut ! - Je ne savais plus ce qui m’arrivait. Marie-Louise, et Béatrice, avaient les larmes plein les yeux. Marie-Louise avait sa main droite a plat sur la table, et Vincent sa main gauche : elle fit glisser sa main sur celle de Vincent. Ce dernier la regarda dans ses beaux yeux, mais il retira sa main aussitôt. Puis il reprit. Au bout d’un an je ne pouvais plu vivre au crochet de cette brave femme : que j’avais nommé, Mémé des Lilas. Un jour je lui dis que je voulais partir me faire une situation ! Reprendre mes études, elle m’a compris tout de suite. Elle me répondit, tu as raison ! Tu n’as pas d’avenir avec moi ! Je lui répondis, que sans elle je serai encore à faire la manche, dans le métro, mais que je n’avais pas d’argent pour le moment. Elle me répondit, pour cela ne t’inquiète pas ! Je t’ai ouvert un compte dans une banque ! Tu auras de quoi te payer les études ! Je la pris dans mes bras et la serrai très fort contre moi, elle était en pleur. Mais je lui promis de venir la voir le plus souvent possible. Je repris mes études dans une école agricole, spécialisée dans la viticulture, deux ans plus tard j’avais réussi tous mes diplômes d’œnologie, je pouvais devenir Maître de Chai. Quelques fois je me suis rendu au chevet de Ma Mémé des Lilas, qui était très malade, elle me faisait de la peine, de la voir partir lentement, elle était tellement heureuse de me voir. J’étais comme son fils, qu’elle aurait pu avoir. J’ai trouvé une place de Maître de Chai en Bourgogne, je suis resté deux ans, puis je voulais changer d’air, je suis venu en Provence. Voila ma vie ! Je recherche toujours le bonheur, construire un foyer, une famille, vivre heureux. Voilà ! Mesdames, c’est la première fois que je dévoile ainsi ma vie. Pourquoi ? Je ne le sais pas ! Marie-louise, lui dit, merci Vincent de nous avoir parlé de vous ! Cela fait du bien parfois ! Béatrice aussi, le remercia, d’avoir ouvert son cœur ! Merci Vincent !- Merci à vous pour le souper ! Puis il continua ! A présent, je vous quitte, je vais dormir, car demain de bonne heure je pars, par l’autocar d’Aix-en-Provence, puis le TGV, en direction de la Bourgogne, à la recherche de quelques journées de travail, car je ne veux pas rester, inactif. Il tendit la main à Béatrice, comme pour lui dire au revoir, puis vint le tour, à Marie-Louise, en lui disant Je vous remercie pour tout ! Madame !- Marie-Louise, était toute émue, les larmes dans les yeux, c’était la première fois qu’elle le touchait. Aussitôt Marie-Louise, partit dans sa chambre en pleur. Elle disait cette fois je l’ai perdu pour toujours, il va partir, je l’aime je ne veux pas qu’il parte, elle finit par s’endormir. Au petit matin elle était debout, derrière les rideaux de sa chambre, pour l’apercevoir une dernière fois. Lorsque qu’elle le vit apparaître, une petite valise à la main, sa veste en cuir sur l’épaule, il était déjà loin dans la grande allée des vieux oliviers, presque au grand portail. Marie-louise, était comme folle a l’idée de ne plus le revoir. Elle enfila un peignoir, elle descendit à la fontaine, là, elle mis ses mains en forme de porte voie, en criant. Vincent ! Vincent ! Mon amour ! Ne pars pas ! Reste avec moi ! Tu es l’homme de ma vie ! Je suis celle que tu recherches ! Reviens ! Vincent ! Je t’aime, plus que tout au monde ! - Il, marqua un temps d’arrêt, resta immobile un petit instant, pendant que Marie-Louise avançait vers lui. Puis, il se retourna, la vit au milieu de l’allée, il posa sa valise et sa veste, il partit en courant pour la rejoindre. Il tombèrent dans les bras l’un dans l’autre, suivit un long baiser. Vincent tu es l’homme de ma vie ! Reste avec moi ! Je veux être ta femme !- Marie-Louise, était en pleur, mais heureuse d’avoir son Vincent contre elle. Les cris de Marie-Louise, réveillèrent Béatrice, qui à son tour, vient a la rencontre des amoureux, Elle les embrassa, en leur disant, vous en faites un de bruit pour deux baisers ! Puis en s’adressant à sa copine, elle lui dit- Tu vois qu’elle est descendue ton étoile de la constellation d’Orion ! Marie-Louise, lui répondis. Oui tu avais raison, mais pourvu qu’elle ne reparte pas ! Tout en regardant Vincent, avec le sourire. Il lui répondit, Non elle restera avec nous, elle nous éclairera le chemin du bonheur pour la vie entière ! Béatrice, leur demanda avec le sourire ! Alors ! A quand ce Mariage ? Marie-Louise regarda Vincent, et lui demanda tu es toujours décidé pour un mariage ! Ha ! Oui ! Plus que jamais ! Béatrice leur dit. Je m’occupe de tout ! Mais pas avant le printemps ! Ils se regardèrent, avec un sourire, et lui disent d’accord, pour le printemps ! L’hiver passa, Vincent, avait du travail au chai, Marie Louise était aux anges, elle venait souvent le voir. Un matin du mois de Décembre elle lui apporta une lettre. Cette lettre contenait une mauvaise nouvelle. Mémé Lila, venait de mourir. Vincent eut les larmes plein les yeux, il décida de monter à Paris pour les obsèques. Marie-Louise lui proposa de venir avec lui. Le lendemain il accompagna Mémé Lila, à sa dernière demeure, dans la tristesse. Plus tard il reçut une convocation d’un notaire de Paris. Ils s’y rendirent. Mémé Lila, avait fait de lui son légataire universel, de tous ses biens, et son argent. Jamais il n’aurait cru cela de sa bienfaitrice, désormais, il était riche, mais cela le gênait un peu, car il ne l’avait pas gagné. Le Printemps arriva rapidement, la vigne commençait à verdir. Béatrice est venue à Clément, pour préparer une partie du mariage, car elle voulait faire un mariage princier. A tout moment elle partait en voiture, pour voir, l’un, pour voir l’autre, pour tout mettre au point. Marie Louise de son côté avait choisi une belle et longue robe blanche. Un beau costume trois pièces pour son futur époux. Déjà au village de Puyloubier tout le monde en parlait, du mariage de la Comtesse de Clément, c’est ainsi que les gens l’appelaient. Tout les gens étaient venus voir la magnifique plantation de vignes, sur les terres de Clément. Le jour fatidique arriva, la Bastide était en effervescence, il y avait du monde dans toutes les pièces de la bastide, du monde venu de Paris, de Cadillac, de Bordeaux. Béatrice donna la main à habiller, Marie-Louise, elle cherchait la perfection, à sa robe, et sa chevelure. Elle voulait qu’elle soit la plus belle de Provence ! (Elle l’était déjà). Entre temps Vincent lui avait offert un grand, et magnifique collier d’émeraudes, assortie a la couleur de ses yeux. A trois heure de l’après midi, le cortège démarra, de devant la grande Fontaine, Marie-Louise, au bras de Vincent tous deux ouvrait la marche, sous la voûte des oliviers avec sa robe blanche à longue traîne, Marie-Louise était magnifique. Des photographes attendaient au portail. La mitraillèrent de flashs. Devant le grand portail, une calèche décapotable, attelé de deux beaux chevaux blancs, le cocher en livrée les attendait. Ils prirent place, puis le cortège démarra : la suite n’était que des belles voitures, de maître haut de gamme, de toutes les marques. Arriver sur la place devant la mairie du village, les vieux joueurs de boules, applaudissaient, plus quelques personnes du village qui voulaient voir le mariage du siècle. Après avoir dit le OUI ! Fatidique, Devant Mr le Maire. Marie-louise, s’appellerait dorénavant Madame RIVA. Après les félicitations d’usages de Mr le Maire. Le cortège monta à l’église à pied, tout le long sur le bord de la route, les gens prenaient des photos, et applaudissaient. Marie-Louise, et Vincent, leur faisaient des bonjours avec leurs mains. Sur le parvis de l’église il y avait une foule immense, pour un petit village : le garde champêtre était obligé de la faire écarter, pour que les mariés puissent entrer, accompagné de la marche nuptiale de (Richard Wagner) s’ensuivit ans suivit une longue messe, avec un orchestre. Il y avait aussi des petits chanteurs, venus d’Aix en Provence. Le moment le plus beau, a été, les échanges des alliances, ils se regardèrent un moment dans les yeux, ce fut un grand moment de bonheur pour eux. La bénédiction finie sur un grand morceau de musique, et vint le moment de la sortie. Sur le parvis ensoleillé, il y avait ce chaque côté une rangée d’enfants qui portaient devant eux un panier plein de pétales de fleurs. Comme pour la (Fête Dieu). Sous les bravos de la foule, les enfants faisaient devant le couple, une jonchée de pétales de roses et de genets. Jamais de mémoire de villageois, ils avaient assistés à un aussi beau mariage, le village était en liesse. A la Bastide de Clément, une grande et longue table avait été dressée, il y avait un grand nombre d’invités, le repas suivi de la fête, où un grand feu d’artifice fut tiré, elle se termina au petit matin, dans l’allégresse. Béatrice, avait prévu pour le lendemain dimanche, d’offrir vers les seize heures, à toute la population du village, un grand apéritif, dansant. La collation avait été préparée pas un grand traiteur d’Aixen- Provence. Elle avait prévu aussi, un bon orchestre, même quelques chanteurs. Une longue table fut installée, d’un bout à l’autre du cours, elles était chargée de toutes sortes d’apéritifs, accompagnés de gâteaux. Le vin de la première récolte du domaine, était présent et apprécié des anciens vignerons du village. Puis, tout a coups des applaudissements se firent entendre. Toutes les personnes qui étaient là regardèrent. Marie-Louise, et Vincent, tous les deux habillés, simplement en Jean. Ils étaient magnifiques. Après quelques poignés de mains. Ils se mirent à danser au milieu des autres. Comme un simple couple, Ils étaient heureux. Longtemps dans le village les gens parlèrent, et parlent toujours du mariage de Marie-Louise Riva, Comtesse de Clément. Marie-louise était très croyante, mais pas pratiquante, ses parents l’avait élevée, et mis sous la protection de la St Vierge. Au fond dans le coin de son jardin une petite chapelle avait été construite pour elle, avec au centre une statue de la Vierge, ce coin de recueillement faisait défaut à Clément. Elle décida, avec l’accord de Vincent, de faire quelque chose de beau, au pied de la montagne. Au fond de son grand jardin, il y avait une falaise d’une grande hauteur, elle projeta de faire creuser une grotte. Après s’être renseignée sur les dimensions de la grotte de Massabielle auprès des hautes personnalités de l’église sur les dimensions, de cette dernière. Après plusieurs démarches elle reçut l’autorisation de faire une grotte contre le flanc de la Montagne St Victoire. Elle contacta, quelques mineurs de fond à la retraite, des mines avoisinantes, ils étaient encore robustes et vaillants, Des personnes sérieuses, connaissant leur métier. Ils étaient quatre, elle leur fixa un bon prix, la grotte terminée. Les mineurs étaient unanimement d’accord. Elle fit venir tout le matériel moderne sur place, et les travaux commencèrent. Après leur avoir fait voir les plans, ils virent le travail qu’ils avaient à faire. Ils firent des petits coups de mines, avec précaution, les travaux avancèrent rapidement. Faut dire que la grotte n’est pas très grande, ni profonde. Une quinzaine de jours plus tard elle était finie, les mineurs avaient fait du beau travail, sans détériorer les alentours. Le jour du règlement du travail, elle leur donna, cinquante pour cent de plus que ce qui était prévu, plus quelques bouteilles de vins du Domaine de Clément. Ils la remercièrent plusieurs fois. Entre temps elle avait commandé une statue de la Vierge en marbre de Carrare, presque grandeur nature. Mais elle n’était pas satisfaite, car l’intérieur de la grotte, la pierre était toute blanche, cela ne lui plaisait pas. Mais au fil des jours et des mois, le léger ruissellement des gouttes d’eau, contre les parois, lui donna un autre aspect. Lorsqu’elle reçut la statue, de la Vierge, toute vêtue de blanc, avec son voile bleu, et une rose jaune sur chaque pied, elle était magnifique. Elle la fit déposer sur son piédestal. Cela faisait presque la copie conforme de Notre Dame de Lourdes. Elle fit placer une grande grille en fer forgé, qui épousait la forme de l’entrée de la grotte. Une petite lumière, discrètes éclairait le tout. Ce lieu de prière lui revint très cher, mais elle était heureuse, de pouvoir remercier la Vierge, pour tout le bonheur qu’elle lui avait apporté. Depuis la rencontre de Vincent. Toutes les années pour le quinze Août, le jour de l’assomption (fête de la vierge Marie) elle autorise les personnes du village à venir en pèlerinage, se recueillir. Elle a fait baliser, en sorte que les gens passent, sur un petit parvis qui se trouve devant la grotte, et se mettre à genoux pour prier. Les gens la remercient de tout cœur, car pas tout le monde n’a pas eu l’occasion d’aller à Lourdes en pèlerinage, dans sa vie. A genoux sur un prie-dieu, elle allait souvent prier la Vierge d’avoir mis Vincent sur son chemin. Quelques mois après leur mariage, un matin Marie-Louise, avait des nausées, en cachette de Vincent elle alla voir un médecin pour faire un test. Il était positif, elle était folle de joie. Arrivée à Clément, elle courut au chai, elle sauta dans les bras de Vincent, en lui disant tu vas être Papa. Vincent la prit dans ses bras, et la serra contre lui, il était heureux. Il lui demanda. Tu en es sûre ! Oui le test est positif ! Vincent, nous sommes comblés ! Je suis heureuse ! D’avoir un enfant de toi mon amour ! - moi aussi je suis très heureux ! Les mois passèrent, Marie-Louise était de plus en plus grosse, puis un soir elle eut les contractions, c’était le moment. Vincent la transporta rapidement sur Aix en Provence., dans une clinique. Il attendait dans le couloir à faire les cent pas. Puis au bout de quelques heures une femme est venue lui annoncer, qu’il était papa d’un beau garçon. Quelques minutes plus tard, il fut admis à voir sa femme et le bébé. Il la remercia d’un baiser sur le front, et il regarda dormir son fils. Il était brun comme son père et sa mère. Ils leur donnèrent comme prénom, Théo, Vincent. Il faisait des projets pour son avenir. Il fut Baptisé quelques jours après son retour à Clément, dans la grotte. Le parrain était son père Vincent, et la marraine Béatrice. Se qui donnât lieux a une grande fête. Marie-Louise voulait qu’il suive de grandes études dans les meilleures écoles soit de Paris, ou Bordeaux. Mais dans un éclat de rire, Vincent lui dit, mais avant attens qu’il grandisse ! Pour le moment il est tout petit !- Oui tu as raison Vincent ! Laissons le grandir avant. Le temps passa, d’une année à l’autre, le domaine était de plus en plus prospère, le vin rosé commençait à bien se vendre, et avoir une renommée. Quand à Théo il grandit, il faisait des études à l’université d’Aix-en-Provence, mais il voulait monter à Paris, dans des écoles plus prestigieuses. Un jour qu’il discutait avec Béatrice, qui était devenue sa marraine, cette dernière lui dit. Ecoute moi Théo, je ne suis pas contre, que tu suives de brillantes études ! Mais tu as le pain et le couteau, sous la main ! que veux tu dire, par là marraine ! Je veux te faire comprendre que tu as un grand avenir dans les domaines de tes parents ! Tu as deux grands vignobles de renom, Cadillac, et Clément, qui marchent très bien ! Et puis cela ferait tellement plaisir à tes parents, que tu prennes leur succession ! Vincent aura un jour besoin de toi au chai ! Il peut t’apprendre les ficelles du métier en peu de temps ! Oui promis ! Je vais y réfléchir ! Quelques jours plus tard, il dit à Béatrice. J’ai bien réfléchi ! Tu as raison je reste avec mes parents, a faire fructifier notre patrimoine ! Tu as choisi la bonne résolution ! Le soir qui suivit, à table, il dit à ses parents ! J’ai bien réfléchi ! Je reste au domaine, avec vous ! Je prendrais la suite de Papa ! - Marie-louise se mit à pleurer, de joie, Vincent lui était ému, heureux que son unique fils reste avec lui pour continuer dans le travail de la vigne. Les années passèrent, le vignoble était en plein rendement, le rosé avait pris ses lettres de noblesse, il a été classé (AOC) et gagné plusieurs concours dans la région. Mais le temps passe vite, certains soirs d’été, sous nôtre belle voûte céleste de Provence. On peut voir un couple, les cheveux grisonnants, assis sur une balancelle, une couverture sur les genoux. Elle repose sa tête sur l’épaule de son époux, en scrutant le ciel pour apercevoir leur étoile, dans la constellation d’Orion. Celle qui leur a apporté l’amour et le bonheur. Dans ce petit village blotti au pied de la montagne de la St Victoire, inondée de soleil, entourée de senteur, des herbes de Provence, et des grands pins, où l’été chante les cigalons et cigales. Ce petit village où pendant des siècles des hommes et des femmes, de générations, en générations ont courbé l’échine, dans les raies de vignes. Ils se souviendront que MarieLouise Comtesse de Clément, venue d’une autre région, a découvert, la Provence. L’amour, avec Vincent, quelle attendait depuis très longtemps. Ils vécurent encore quelques belles années, toujours dans le bonheur, et l’amour comme au premier jour. Voici comment se termine l’histoire du Domaine Viticole de Clément. FIN.
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